Nouvelle criminalisation du Mouvement de Résistance
par l’état et les moyens de contrôle de l’Information

L’état, sa police et ses moyens de contrôle de l’information ont, ces derniers jours, criminalisé, à nouveau et gravement le PCE(r), le SRI et d’autres organisations du mouvement de résistance. Le motif de ces nouvelles attaques est la revendication par les GRAPO d’une de leurs actions armées.

Plusieurs des porte-parole et responsables de l’état signalent déjà que la nouvelle de l’action armée a été donnée par des organisations radicales dans la légalité ou par «des militants du PCE(r) et du SRI qui travaillent dans la semi clandestinité».

Ils ajoutent, sans apporter aucun fait, que les nouveaux activistes armés proviennent de leurs cercles d’influence dont les okupas, la CNA, ALA, Endavant ou Ségi. Tout cela en sachant les graves conséquences répressives que ce point de vue signifie pour les organisations citées. Ils comparent la militantisme politique ou solidaire au développement de la lutte armée.

Aussi nous craignons beaucoup qu’ils profitent de cette façon d’ouvrir les bouches d’égout de la criminalisation pour que dans les prochains jours interviennent des actes répressifs contre des militants ou sympathisants du mouvement de résistance organisée. D’abord l’état et la presse complice signalent, ensuite la police exécute.

Rappelons que c’est précisément ces jours-ci que s’achève la mise en scène répressive contre 13 militants des AFAPP, SRI, PCE(r) et GRAPO pour les emprisonner à vie Le jugement farce de l’Audience nationale fut à nouveau suspendu le vendredi 17 février. Auparavant le parquet avait demandé 116 ans de prison pour ces militants solidaires, communistes ou antifascistes; 14 ans pour le militant des GRAPO (qui a reconnu et assumé son action militante), 11 et 8 pour tous les autres, depuis celui qui a monté un bureau de solidarité avec les prisonniers comme militant des AFAPP, à celui qui était militant du SRI (la grande majorité), jusqu’à celui qui exerce sa militance communiste au PCE(r) parti politique qui n’a jamais pratiqué la lutte armée. Mais cela n’a pas d’importance, les condamnations sont écrites d’avance, et celle qui devrait être la dernière session du jugement farce, celle du mardi 28 février, servira seulement à rendre «légale» une pareille aberration juridique et politique: aucune preuve, de fausses accusations, la criminalisation, la répression et la torture. Tout fut validé pour donner forme à l’illégalisation du PCR(r), à la criminalisation de facto du SRI, pour mettre sur la liste des entités terroristes l’ensemble imbuvable AFAPP-SRI-CNA-ALA-PCR(r)-GRAPO. Tout est GRAPO et pour cela ils vont nous le faire payer par des arrestations, des tortures et beaucoup de prison.

La criminalisation est, en outre, en train de monter au niveau d’un véritable scandale. Hier la militante du PCE(r) Josefina García Aramburu fut extradée vers l’Espagne après avoir accompli les 5 ans auxquels le tribunal de Paris l’avait condamnée. Eh bien, elle est extradée en Espagne où ils n’ont pas une seule preuve de ses activités criminelles postérieures à 2000, pour être jugée pour des affaires antérieures à 1982 pour lesquelles elle a déjà accompli une condamnation de 20 ans de prison!! Dans les prochains jours ils feront de même, pour des affaires semblables, contre Joaquin Garrido González qui fut prisonnier 20 ans en Espagne et maintenant presque 4 en France. Il y a deux semaines Marcos Regueira fut emprisonné à Soto, après avoir été extradé, alors qu’il n’est inculpé d’aucun «délit» en Espagne. Maintenant ça suffit! Oui maintenant ça suffit d’appliquer la peine perpétuelle aux révolutionnaires et de libérer les GALosos quand ils ont mal aux dents. Les illégalisations, la criminalisation et la torture pour les organisations politiques révolutionnaires, tandis que ceux qui les ordonnent et exécutent sont les fils, petits-fils ou continuateurs du franquisme sans Franco.

Nous exigeons la liberté d’expression, de presse et d’organisation! Nous exigeons l’amnistie totale pour les révolutionnaires incarcérés, la disparition de l’Audience nationale héritière du TOP fasciste et l’annulation de la loi des Partis!

Après ces premières et basiques avancées on pourra parler d’une certaine espérance en ce qu’ils appellent le processus de paix. Entre-temps nous sommes soucieux de la criminalisation qui continue de menacer le mouvement de résistance organisé

Le Secours rouge international
Le 22 février 2006

Notes:

— PCE(r): Parti communiste d’Espagne(reconstitué)
— SRI: Secours rouge international GRAPO: Groupes antifascistes du premier octobre
— GALosos: Membres du GAL, escadrons de la mort aux ordres du précédent gouvernement socialiste espagnol, coupable de plusieurs assassinats et enlèvements en France.
— AFAPP: Association des familles et amis des prisonniers politiques.
— CNA: Croix noire anarchiste, organisation de soutien aux prisonniers anarchistes.
— Okupas: Organisation ou groupes de militants qui agissent en occupant de locaux.
— Endavant: Organisation socialiste pour la libération nationale, (Catalogne).
— Segi: Organisation de jeunesse basque.