Des rufians très machiavéliques

Resistencia, nº 54, avril 2001

La première friction importante entre notre parti et la Commission préparatoire se produisit en juin 1999 quand ils nous ont accusé de favoriser "le travail fractionniste des actuels scissionnistes des CARC....", un groupe qui était en désaccord avec la constitution de la dite Commission et s’était mis à l’écart pour monter sa propre chapelle. Cela nous avait étonné, cette réaction désordonnée, quand en réalité, la seule chose que nous avions faite était d’envoyer une lettre à ces CARC pour nous prononcer en faveur de la Commission. Quelque chose ne fonctionnait pas bien dans la tête de ces gens, mais nous continuions à penser que tout se déroulait sur le terrain des différences idéologiques et que, peut-être, cela venait de ce que le camarade chargé des relations avec eux n’était pas capable de se faire comprendre, c’est pourquoi nous avons changé de responsable.

Cependant la réalité était très différente, ce camarade "responsable" était l’un des ceux qui ensuite ont formé le honteux "furoncle factieux", si bien que, comme l’avenir l’a démontré "le problème était qu’ils s’entendaient très bien", s’alimentant de leur opportunisme mutuel. Ultérieurement ils ont continué leur relation en cachette de la direction du parti et en marge de sa discipline, et de ce fait il ne faut pas s’étonner que les néo-trotskistes de La Voce se soient empressés à donner abri et couverture médiatique aux factieux, qui, très probablement sans cette protection n’auraient pas osé pousser plus loin leur campagne de trahison contre le parti. Il est ainsi clair que leurs accusations antérieures de notre appui à "leur" fraction étaient destinées à justifier qu’ils fassent de même postérieurement avec "la nôtre". Maintenant qu’ils se voient démasqués et toujours plus isolés, il nient le principal, c’est à dire qu’ils ne se mêlent pas de "nos affaires internes" et qu’ils n’appuient pas les "factieux". Nous leur donnons en parti raison: ces derniers n’ont rien "d’internes" puisqu’ils ont été expulsés ignominieusement de notre parti; cela n’empêche pas la Commission de continuer à publier leurs sottises sous l’appellation de "La Fraction" et d’éditer leur libellé, copie décalquée de La Voce. Ils prétendent en plus nous tromper et nous faire passer pour des imbéciles!

Il y a un détail qui révèle la moralité de "ces Machiavels de bazar". Une de leurs dernières prétentions était que nous nous engagions à leur fournir tous les ans X millions pour qu’ils puissent "libérer" des cadres dans la légalité pour qu’ils puissent développer un travail "professionnel". Naturellement nous leur avons dit de prendre en compte que nos maigres coffres étaient emplis par les apports des militants et sympathisants et qu’en conséquence nous ne pouvons nous engager à ce qu’ils demandent. De plus nous avons ajouté que nos "cadres dans la légalité" faisaient un tas d’heures par jour pour gagner leur vie et, après, devaient consacrer leur temps au travail politique, sans que cela cesse d’être "professionnel" pour eux. Naturellement à partir de là nos relations furent "gelées"?